Agir dès le premier retard
N'attendez pas l'accumulation. Dès qu'un loyer n'est pas réglé à l'échéance, un simple contact (appel, email) suffit souvent à régulariser la situation, qui peut n'être qu'un oubli ou un décalage passager.
Relance puis mise en demeure
Si le retard persiste, envoyez une relance écrite, puis une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception. Ce document formel rappelle la dette, fixe un délai de paiement et constitue une preuve essentielle pour la suite.
Activer la caution ou la garantie
Si le locataire dispose d'un garant (caution solidaire) ou si vous avez souscrit une garantie loyers impayés (GLI) ou Visale, c'est le moment de les actionner pour être indemnisé. Respectez les délais de déclaration imposés par le contrat.
Commandement de payer et procédure
En l'absence de règlement, un commissaire de justice délivre un commandement de payer visant la clause résolutoire du bail. Sans paiement dans le délai, le bailleur saisit le juge pour obtenir la résiliation du bail et, in fine, l'expulsion — une procédure longue, d'où l'importance d'agir tôt.
Prévenir plutôt que guérir
La meilleure protection reste la sélection rigoureuse du locataire et la souscription d'une garantie. Un suivi mensuel des encaissements permet aussi de détecter immédiatement le moindre retard.